Coup de projecteur sur Sophie Valleix, responsable d’ABioDoc, Centre national de ressources en agriculture biologique.

Tuesday 24 March 2009
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Dans le cadre de l’action Ada Lovelace Day, journée internationale pour promouvoir les femmes scientifiques, je souhaite parler aujourd’hui de Sophie Valleix, responsable d’ABioDoc.

Sophie a tout d’abord fait une formation d’ingénieur agricole à l’ESITPA (Val de Reuil).
et ensuite à la fin de ses études, elle est partie comme volontaire du progrès, 2 ans en Côte d’Ivoire, en Afrique, comme animatrice dans une structure de développement. Après quelques mois comme technico-commerciale en homéopathie animale, elle a commencé à travailler dans le domaine de l’agriculture biologique en 1991. Elle est devenu responsable d’ABioDoc, centre national de ressources en agriculture biologique en 2002.

ABioDoc dépends de la DGER (Direction générale de l’enseignement et de la recherche) du ministère de l’Agriculture et de la Pêche et fait partie de l’Enita Clermont, établissement public d’enseignement agricole supérieur et de recherche.
Ce centre a pour mission la veille, la collecte, le traitement et la diffusion d’informations concernant les domaines techniques, économiques ou réglementaires en agriculture biologique et en agriculture durable, ainsi que les aspects environnementaux et sociaux.

Leurs services consistent en 2 grand pôles:

  • La veille : Suivre l’actualité technique, économique et réglementaire (plus de 130 revues françaises et internationales, mais également de recherches sur Internet et d’informations provenant du réseau de partenaires d’ABioDoc)
    Le centre publie grâce à cette veille une revue bibliographique mensuelle « Biopresse », présentant chaque mois plus d’une centaine de références bibliographiques dans tous les domaines touchant l’agriculture biologique, ainsi qu’un agenda et qu’une série de brèves.
  • Permettre à leurs utilisateurs de trouver des informations sur un sujet particulier grâce à leurs services documentaires, la base de données documentaire (ABioDoc possède la plus importante base de données documentaire française portant sur l’agriculture biologique, créée en 1993 et contenant actuellement plus de 17000 références), la base des acteurs de la bio, les productions spécifiques de ABioDoc (l’annuaire des acteurs de la bio; les fiches techniques « Economies d’énergie et énergies renouvelables en agriculture », les actes du colloque « Agriculture biologique et changement climatique » sous forme de CD-Rom).

Ces services sont ouverts à tout type de public tels que les agriculteurs, agents de développement et animateurs, enseignants et formateurs, chercheurs, étudiants, transformateurs, distributeurs, contrôleurs, agents des collectivités locales et territoriales.

Sophie (pull bleu) et son équipe au complet

Sophie (pull bleu) et son équipe ABioDoc au complet

L’année dernière en Avril 2008, Sophie Valleix et son équipe d’ABioDoc ont décidé de participer à l’organisation du colloque international scientifique et professionnel “Agriculture biologique et changement climatique“, à l’époque ils n’étaient que 3 équivalent plein temps dans l’équipe (4 femmes en tout). Ce fut un grand défi pour une si petite équipe.
C’était la première rencontre européenne scientifique sur l’impact des modes de production agricole et de consommation alimentaire sur le changement climatique.

Toutes les présentations des intervants sont téléchargeables sur le site d’ABioDoc.

Les thèmes abordés sur les 2 jours et demi du colloque étaient:

  • Agriculture et changement climatique, état des lieux
  • Potentiel de l’agriculture biologique pour réduire sa contribution à l’effet de serre et son impact dans le contexte du changement climatique
  • Atelier Energie
  • Atelier Séquestration du carbone
  • Atelier Gaz à effet de serre
  • Choix de consommation alimentaire , quel impact sur l’effet de serre et conséquences pour la société ?
  • Adaptation et vulnérabilité de l’agriculture biologique face au changement climatique

Ils ont finalement réussi à porter toute l’organisation du colloque, en appui étroit avec un consultant indépendant, pionnier de l’agriculture biologique: Claude Aubert, qui était membre de l’association partenaire qui avait initié le colloque. Cette association partenaire était l’AsAFI, qui est l’association des adhérents français d’IFOAM (la fédération internationale de tous les mouvements bio).

Ils ont eu aussi l’appui précieux d’Annabelle Barthélémy, secrétaire scientifique de l’Enita Clermont, établissement d’enseignement supérieur et de recherche dont ABioDoc est un service. Le colloque a été une réussite.
Il a rassemblé 200 participants, dont ¼ provenant de l’étranger. 2/3 des intervenants provenaient de l’étranger (Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Inde). Le public était composé de 2/3 de scientifiques et de 1/3 de professionnels de tous secteurs. Apparemment, les participants ont été très satisfaits, tant les scientifiques que les professionnels.

Un intervenant autrichien aurait même dit: “Nous avons été surpris que ça vienne des français. Nous pensions bien qu’un colloque sur cette thématique serait organisé, mais nous l’attendions des danois, des suisses ou des allemands, plus spécialistes de la question. Et puis l’invitation est arrivée de France…”.

L’organisation du colloque a ainsi permis à ABioDoc de prendre de nombreux contacts, en particulier avec des scientifiques, pour les interventions mais aussi dans le cadre du Comité de pilotage spécifique à l’événement. Ainsi, ABioDoc s’est trouvé mieux reconnu sur sa compétence scientifique, ce qui lui a permis par la suite d’être plus facilement partenaire de projets de recherche-développement.

Désormais Sophie et son équipe sont partis sur un autre grand défi pour une petite structure comme la leur :

  • d’une part ils ont mis en ligne gratuitement toute leur base de données documentaire spécialisée en agriculture biologique,
  • d’autre part ils sont en train de mettre en place un système de numérisation et de téléchargement de documents écrits par plus de 100 éditeurs et encore bien plus d’auteurs (ce qui implique qu’ils obtiennent l’autorisation de chacun avant de mettre en ligne ces documents…).

Souhaitons à Sophie et son équipe, une excellente poursuite de leurs actions intéressantes pour la centralisation et diffusion d’informations, la plus exhaustive possible, dans le domaine de l’agriculture biologique!

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